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Théâtre la Boutonnière

Boumkoeur de Rachid Djaïdani

Du 06 au 31 janvier 2009

BoumKœur, c’est le récit ordinaire de Yazad, surnommé « Yaz », et Grézi, deux jeunes de banlieue… Yaz se voit rejeter le jour où il se met à l’écriture… Grézi, du clan des « Gremlins », demeure son seul ami, et accepte ainsi de le rencarder sur les évènements du quartier…
Yaz : « Mon âge est de 21 hivers, je porte un jean 501, un pull bleu, sur mon poignet droit une gourmette en argent avec le prénom d’Hamel, mon défunt petit frangin, j’habite au 12e étage d’une des tours de la cité, je suis au chômage. J’aime bien la vie en général, mais j’aime pas le rap de variétés, qui me parle de bouger de là et qui me dit de me balancer les bras en l’air parce que ma vie est funkie. Je suis un requin assassin grâce à la morsure de mon phrasé.
Grézi est la parfaite reproduction du Gremlin, big shoes aux pieds, survêt bleu pas trop serré et pas trop large, doudoune de marque, c’est important, pull Lacoste et une petite chevalière en or au petit doigt.
L’idée me vient de noircir le papier qui racontera l’univers du quartier. J’en parlai à Grézi qui accepta, à condition qu’à terme l’argent coule à flots pour réaliser son rêve… »

Critiques

Critique Froggy’s delight
Yazad, ou Yaz comme on l’appelle au quartier, vit dans une cité de la (...) - Lire tout

Yazad, ou Yaz comme on l’appelle au quartier, vit dans une cité de la banlieue parisienne. "Mon âge est de 21 ans, je porte un jean 501, sur mon poignet droit une gourmette en argent avec le prénom d’Hamel, mon défunt petit frangin", un frère mort de la drogue, un "big frangin qui deal après avoir été gigolo".
Voilà comme il se présente. Au chômage, il vit au 12éme étage d’une tour, aime la vie mais surtout rêve d’écrire un livre. Son meilleur ami, Grézi, lui, ambitionne de vivre à Los Angeles. Une chevalière en or au petit doigt, il rêve d’argent, un argent qui coulerait à flots.
Puisque la banlieue est à la mode et que les médias en raffolent, Yaz va écrire sur la vie de la cité. Il va noircir le papier avec des mots qui racontent le quartier, le quotidien des gens qui le peuplent. Il veut livrer toutes ces anecdotes qui animent les grandes tours, des anecdotes que Grézi s’engage à lui confier.
Le pacte moral entre les deux jeunes est alors scellé, un contrat qui va coûter plus cher qu’il ne va rapporter... Au fond du boumkeur l’amitié se noircira. Les pages resteront blanches et les mots laisseront place à la trahison.
Habib Naghmouchin a tout misé sur le récit percutant de Rachid Djaïdani, le mettant en valeur par une mise en scène simple, presque nue à l’image de la banlieue que l’auteur déshabille pour l’offrir au public.
Les mots claquent et résonnent, au milieu de ce savant mélange de langage parlé et soutenu. Ils font rire quand ils ne font pas mal. Parfois doux comme une caresse ils peuvent être très vite envoyés comme un coup violent reçu sur un ring. Leur enchaînement peut s’apparenter au slam, une genre utilisé pour parler d’une banlieue sans clichés.
Les personnages touchants, interprétés par deux comédiens au charisme transpirant, crachent les mots pour nous transmettre leur force. Une force visible, presque palpable, sur le visage tantôt lisse, tantôt rude des deux hommes. Chaque geste et chaque regard vie d’émotion et d’envie.
Les jeunes comédiens, Tony Mpoudja et Salim Kechiouche, nous portent dans cet univers que l’on touche et que l’on frôle sans toujours le comprendre. Par leur présence ils nous emmènent avec eux, nous font voyager dans leur poésie et dans leurs rêves.
Un spectacle fort, drôle et émouvant. Des textes plein de rage, une rage de vivre, d’aimer et d’être aimer.

EB

Critique de lemost.fr
BOUMKŒUR "L’idée me vient de noircir le papier qui racontera l’univers du (...) - Lire tout

BOUMKŒUR

"L’idée me vient de noircir le papier qui racontera l’univers du quartier". Cet univers dont parle Yaz c’est celui de la cité dans laquelle il traîne ses 21 hivers.
Armé de sa plume, il se met alors à épier les moindres faits et gestes des habitants avec l’aide, et le yeux de Grézi, le caméléon aux affûts des événements, grands ou petits venus animer la cité. Mais, cette contribution de Grézi a un prix : « que l’argent coule à flots ».
Adapté du premier roman de Rachid Djaïdani, devenu un best seller des librairies, « BoumKœur » alterne récit et dialogues, joue avec le langage en mariant argot et poésie dans un phrasé inventif et touchant qui prend parfois des accents de slam.
Les deux comédiens, Tony Mpoudja et Salim Kechiouche, livrent une interprétation tour à tour émouvante et tendre, musclée et viscérale, dans laquelle la complexité de l’histoire prend tout sons sens.
Le résultat, c’est le rythme saccadé et soutenu d’un match de boxe qui vient captiver le spectateur, l’emmenant tour à tour de la tendresse contemplative, à la violence extrême.
Car, si BoumKœur dépeint une banlieue vécue, bien éloignée des stéréotypes et des idées convenues, il ne faut pas non plus s’attendre à un regard angélique venu colorer le gris bétonné de la cité.
Bien au contraire, la violence est au cœur de l’histoire. Il s’agit d’une violence que Yaz, le narrateur va découvrir à ses dépends.
Elle est physique quand les armes apparaissent et que les coups de poing se mettent à pleuvoir. Mais elle est surtout psychologique. Il s’agit des drames vécus, de l’exclusion ou de la violente et incompréhensible trahison d’un nouvel ami...

Laurence Texier

Critique LesTroisCoups.com
En passant par la banlieue... Certains metteurs en scène choisissent de (...) - Lire tout

En passant par la banlieue...

Certains metteurs en scène choisissent de raconter les histoires de dramaturges comme Shakespeare, Molière... D’autres se tournent vers une littérature moins connue du grand public et réussissent parfois à révéler sur la scène des auteurs talentueux. Ainsi, le metteur en scène Habeb Naghmouchin nous invite au Théâtre de la Boutonnière à découvrir « Boumkœur », le premier roman de l’écrivain Rachid Djaïdani, paru aux éditions du Seuil en 1999. C’est avec intelligence et poésie que l’auteur nous propose de regarder la banlieue sous un angle différent. Car, si celle-ci fait beaucoup parler d’elle pour des raisons qui ne la glorifient pas forcément, le spectacle de Rachid Djaïdani donne envie de la reconsidérer et surtout de continuer à l’écouter.
Dans une petite salle carrée qui ressemble plus à un garage aménagé en salle de sport qu’à une salle de théâtre, nous nous asseyons et attendons que les acteurs entrent sur le ring. Toutefois, ils ne vont pas mener un combat contre les spectateurs ni contre eux-mêmes. En revanche, ils vont se livrer à une lutte pour le droit d’exister. En effet, pour les deux personnages, ce droit fondamental passe par la liberté d’exprimer leurs rêves et leurs drames personnels, se voulant ainsi les porte-parole de toute une génération.
Car si Yazid, le plus jeune, sait bien que son histoire n’intéresse personne, il est certain qu’en écrivant celle de son quartier, il fera fortune. Cette idée est mal vue par les autres jeunes, qui lui tournent le dos sous prétexte qu’ici personne n’a besoin de jouer l’intellectuel. Pourtant, « Yaz » a envie d’y croire. C’est pourquoi il accepte le pacte de son seul ami, Grézi. Ce dernier doit livrer au jeune écrivain en herbe les petites histoires du quartier afin d’alimenter son récit. En contrepartie, lorsque l’argent coulera à flots grâce au succès du roman, Grézi empochera la somme nécessaire pour réaliser son rêve, c’est-à-dire partir à Los Angeles. Mais la réalité revient vite au galop, et les rêveurs tombent de selle en abandonnant derrière eux les illusions d’une vie rêvée.
Les protagonistes de Boumkœur utilisent la violence verbale et gestuelle. Néanmoins, celle-ci est libératrice et non pas destructrice. Aussi, cette langue qui est propre aux jeunes de banlieue, que Yaz et Grézi représentent, est une manière non pas de bafouer langue française, mais plutôt d’être reconnu, d’exister par rapport à autrui et de s’exprimer d’une autre façon.
De cette manière, Rachid Djaïdani, arrive à donner au texte la respiration nécessaire au traitement du sujet. Et ce, grâce au balancement permanent entre langage poétique, qui fait penser au slam, et langage sans fioritures de la cité. Cet alliage confère à la pièce un ton à la fois léger et grave, efficace pour toucher un large public. En outre, pour interpréter ces personnages, il fallait deux acteurs à la hauteur du défi afin d’éviter la caricature. Tony Mpoudja et Salim Kechiouche réussissent facilement à nous transporter au-delà des murs de la capitale.
En tout cas, si tous les jeunes ont des rêves, si tous essaient de les réaliser, certains ont plus de facilités à les effleurer puis à les concrétiser. Sous la plume de Rachid Djaidani et sous les yeux des spectateurs, Yaz et Grézi prennent vie afin de nous rappeler que pas très loin de Paris toute une population demande à se faire entendre et à avoir une place pour, comme les autres, jouir des plaisirs de la vie loin de la peur et de la violence. Un spectacle d’actualité qui fait réfléchir sans pour autant être moralisateur. En un mot, un spectacle à ne pas manquer.

Emily Lombi

Critique encres-vagabondes.com
Moule d’une langue châtiée par une grammaire rigoureuse et par des professeurs (...) - Lire tout

Moule d’une langue châtiée par une grammaire rigoureuse et par des professeurs attentifs aux dérapages, l’école de papa est effectivement grippée. Mais surtout l’expression populaire dont de nombreux auteurs français ont aimé la créativité fonctionne différemment dans nos années 2000 avec l’apport sous-estimé de la grande banlieue, lieu d’élection d’un nouveau verbe.
Avec BoumKœur, une dramaturgie originale écrite en partant du roman éponyme de Rachid Djaïdani, les gens de théâtre accusent réception de ce message car c’est d’abord cette langue neuve et percutante qui mobilise aujourd’hui les spectateurs du théâtre de la Boutonnière.
Le classicisme de l’expression théâtrale telle que collèges et lycées nous l’apprenaient jadis, fut accompagné ensuite par Jarry, Ionesco, Beckett, les surréalistes, Prévert, Dubillard et d’autres iconoclastes que Jean-Michel Ribes appelle avec bonheur les « impertinents nécessaires ». Cependant, les uns et les autres doivent aujourd’hui faire une place à de nouvelles situations et à de nouveaux dialogues, plus crus, plus directs, peut-être plus élémentaires et cependant aussi efficaces que compulsifs. Avec son phrasé spécifique de néologismes et de métaphores novatrices BoumKœur ressort sans équivoque d’un théâtre pur jus.
Ca n’est pas un autre univers ! C’est effectivement le nôtre, dont la spectaculaire mutation mène deux garçons d’une banlieue « craignos » dans un monde qui enfin les écoute, assimile leur demande et les propulse sur une scène a laquelle ils peuvent prétendre sans ambiguïté.
Bien sûr, ils vont vous faire partager des délires naïfs et vivre des phantasmes sans rapport avec ceux d’une génération très gâtée par les trente glorieuses. Mais c’est un langage issu de notre très déconcertante époque donc une expression nécessaire au théâtre contemporain.
La mise en scène d‘Habib Naghmouchin, enlevée, vive et précise, possède une inspiration heureuse et elle a le mérite de faire jaillir le vraisemblable de diverses situations tordues avec une simple chaise, une bouteille en plastique et deux couvertures. La salle marche a fond.
Grézy et Yazl, les deux copains joués par Tony Mpoudja et Salim Kechiouche sont les sympathiques et crédibles aventuriers de cette arche pas perdue à laquelle le théâtre de la Boutonnière a offert un port d’attache parisien. C’est à déguster avant fin janvier.

Claude Chanaud

Critique ruedutheatre.info
QUAND LA BANLIEUE POETISE Cette adaptation au théâtre d’un roman à succès sur (...) - Lire tout

QUAND LA BANLIEUE POETISE

Cette adaptation au théâtre d’un roman à succès sur la vie dans les cités propose un agréable moment scénique où deux jeunes comédiens parviennent à donner du relief à un texte difficile qui, sans éviter l’écueil de certains poncifs, se pare de jolies envolées.
Grézi et Yaz sont deux potes, deux « frères », à la vie à la mort. L’un est beur, l’autre est black. Leur univers, leur horizon : les tours de leur cité où ils mènent une existence chaotique avec comme compagnes quotidiennes la mort, la came, les armes... Cette amitié va pourtant revêtir un aspect inattendu.
Si, dans le fond, le sujet n’est pas foncièrement très nouveau, avec le thème archi rebattu dans tous les morceaux de rap et au cinéma (de « La Haine » à « L’Esquive ») du déterminisme tragique qui colle aux baskets des jeunes des cités, la forme propose en revanche de jolies trouvailles, de séduisantes envolées lyriques.

Prison sans barreaux
La présence du narrateur (que campe le très charismatique Salim Kechiouche qui endosse aussi le rôle de Yaz) va permettre au propos de prendre un certain recul par rapport à la réalité, notamment discursive, des banlieues. Il s’exprime au passé simple, les phrases ont une belle ampleur et poétisent habilement le propos. Le dialogue ne sera pas non plus une succession de termes en style sms ou en verlan, apanage des cités. Les rares intrusions dans ce sabir hermétique seront traduites avec une certaine drôlerie. Le but n’est pas d’assourdir le spectateur ni de le laisser en rade. Au contraire, ces deux jeunes le prennent par la main pour lui raconter une histoire. Leur histoire.
La construction circulaire du texte, métaphorisant l’enfermement des personnages dans leurs prisons (réelle ou pas), est relayée par une mise en scène où le choc des mots vire à l’inéluctable. Une scène rectangulaire comme une chambre de geôle (ou un ring de boxe) sert d’unique décor à cette histoire. Les personnages y (sur)vivent, au gré de leurs souvenirs. Souvenirs d’amours déçues, de famille déchirées par la mort d’un proche.
Les deux comédiens s’emparent de ce texte avec fougue. Si Salim Kechiouche est un très convaincant Yaz, force sera d’accorder le satisfécit à son partenaire Tony Mpoujda. Il est un Grézi criant de vérité, masse de muscles dont les fêlures se lisent à livre ouvert. Le duo fonctionne très bien et offre un moment finalement plutôt rare au théâtre. Celui d’une réalité dont les échos lointains nous parviennent souvent. Elle est à la Boutonnière pour quelques jours encore. Si loin, si proche.

Franck BORTELLE (Paris)

Critique Télérama
BOUMKŒUR Rachid Djaïdani ou l’écriture aux poings. Dans son roman devenu (...) - Lire tout

BOUMKŒUR
Rachid Djaïdani ou l’écriture aux poings. Dans son roman devenu best-seller en 1999, le poète boxeur raconte la vie et les blessures de jeunes d’un quartier à ordinaire à travers deux personnages : le narrateur, Yaz, qui souhaite écrire, et son ami, Grézi, qui lui livre « le best of du carnet de bord de sa mémoire ». La langue qui joue du slam et de l’argot de banlieue, pleine de verve et d’insolence, s’adapte très bien à l’oralité. La petite scène du charmant théâtre de la Boutonnière devient le ring où les personnages boxent avec leur vie et leurs rêves. Grâce à la théâtralisation, une distance s’instaure, qui permet de comprendre les contradictions des personnages pris dans les filets d’une réalité violente et angoissante et dont la seule issue est l’illusion d’une vie rêvée. Les deux comédiens donnent beaucoup de force à cette mise en scène assez bien réussie.
T
Supplément TELERAMA - N° 3081

Critique Studio Théâtre
En adaptant et mettant en scène Boumkœur de Rachid Djaïdani, Habib Naghmouchin (...) - Lire tout

En adaptant et mettant en scène Boumkœur de Rachid Djaïdani, Habib Naghmouchin nous invite à porter un regard différent et original sur l’univers des cités de banlieue, en interrogeant l’origine même de ce regard. Par delà les peurs et les incompréhensions véhiculées par les médias où l’émotion règne en prenant appui sur une approche manichéenne et simpliste, Habib Naghmouchin met en scène les contradictions, les rêves et les cauchemars de Yaz et Grézi, les deux protagonistes.
Yaz veut écrire la vie de sa banlieue, pas sa vie qu’il trouve inintéressante. Grézi lui "offre" son aide pour recueillir les histoires qui émaillent leur cité. Les voilà associés, dans une histoire qu’ils voudraient commune. Tout comme Yaz, Grézi, se dépense et se projette dans ses histoires d’autant plus facilement qu’il nie la sienne. Les voilà dissociés, de leurs singularités.
Salim Kechiouche(Yaz) et Tony Mpoudja(Grézi) incarnent avec justesse et générosité ces deux êtres pris dans le filet qu’ils tissent eux-mêmes à partir de fils dont ils ignorent l’origine. Leurs mots, comme leurs histoires, s’enchevêtrent, se heurtent, s’envolent dans des instants de lucidité empreints d’humour, pour retomber dans le frivole et le banal, voire le sordide.
Restituée par la mise en scène d’Habib Naghmouchin, l’écriture incisive de Rachid Djaïdani nous amène à nous interroger sur ce qui se joue dans cet écart entre les réalités vécues et les histoires sensées restituer ces réalités que (se) nous racontent Yaz et Grézi.
Nous sommes d’autant plus interroger, que ces lois auxquelles sont soumis Yaz et Grézi sont les mêmes qui déterminent notre faculté à appréhender leurs places à nos côtés. En faisant l’économie de l’histoire de l’origine de leurs places parmi nous (colonialisme), nous nous privons de l’antidote nécessaire face aux histoires médiatiques où pseudo- intellectuelles qui devraient, elles, nous paraître étrangères.
Voilà un spectacle résistant à toute forme de récupération, qui questionne plus qu’il ne répond au standard d’un prêt-à-penser confortable si vite digéré et formaté par les ondes et écrans de l’industrie culturelle. Le beur et l’argent du beur, comme dit Yaz en s’apercevant qu’il a été berné par Grézi.
LES COUPS DE COEUR DE MR GUY

De
Rachid Djaïdani

Mise en scène
Habib Naghmouchin

Décor
Jean-Paul Dewynter

Lumières / Régie
Thierry Gusti

Costumes
Cécile Lehn

Assistant à la mise en scène
Cédric Mérillon

Avec
Tony Mpoudja
Salim Kechiouche

Attachée de presse
Marie-Hélène Brian, Sarah Abasba

Relation publique
Séverine Liebault

Attachée de communication
Frédéric Chevreux

Administration
Renaud Mesini, Charlotte Rondelez

Avec la collaboration de :
La Maison des Métallos, Arte-cités