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Théâtre la Boutonnière

Noir est la couleur de Daniel Keene
17 novembre - 19 décembre 2004

Catherine aime un homme qui la bat. Elle le quitte et va se réfugier chez son amie Irène. Leurs rêves d’enfance contrariés se réveillent. Elles se rappellent, se souviennent, avec comme toujours chez Daniel Keene des questions si profondes dites sous des mots si simples. Une pièce limpide et sobre née de la rencontre entre Habib Naghmouchin et l’auteur qui accepta pour l’occasion de réécrire le texte de sa pièce ’black is a color’.

Critiques

Le Journal du Dimanche
Deux vies de femme. L’une célibataire, assumant son indépendance et sa (...) - Lire tout

Deux vies de femme. L’une célibataire, assumant son indépendance et sa solitude. L’autre Mariée, qui subit des violences mais n’arrive à rompre. Battue, Catherine se réfugie chez son amie Irène. Tout est dit simplement, les rêves d’amour et la réalité au quotidien. Bonne interprétation de Corinne Jaber et Cécile Lehn – sobre, juste – et joli travail de lumière et de scénographie pour cette pièce inédite de Daniel Keene mise en scène par Habib Naghmouchin. C’est aussi l’occasion de découvrir un nouveau lieu, intime et chaleureux, niché au fond d’une cour.
A.C.

FigaroScope
Corinne Jaber et Cécile Lehn. Un jeu très sobre. Irène et Catherine sont (...) - Lire tout

Corinne Jaber et Cécile Lehn. Un jeu très sobre.

Irène et Catherine sont amies, l’une est solide, indépendante, l’autre blessée, métaphysique, suicidaire. Catherine aime un homme qui la frappe. Fort. Très fort. Qui peut comprendre ? Elle se réfugie chez son amie. Elles parlent, se souviennent, vivent d’une manière aiguë ce qui les sépare. L’histoire d’une amitié. Une amitié comme de l’amour.

Un nouveau théâtre sis tout en hauteur dans une petite rue du XIe arrondissement. On veut y faire du théâtre d’exigence, ce qui manque beaucoup à Paris. La scène est nue, pas très profonde et les deux comédiennes si proches qu’on voit le fond de leurs yeux. Elles sont très bien, tr ès sobre, d’ailleurs, Corinne Jaber et Cécile Lehn. Mais la pièce est étrange, pas désagréable. Du non-dit, des mots qui signifient des rapports, un vécu qui appartient au passé des personnages. Les choses se construisent, se disent plus précisément au fil de la pièce. On est touché un peu, puis beaucoup.

J-L. J.

Zurban
Cris et chuchotements La pièce de Daniel Keene, écrivain australien en (...) - Lire tout

Cris et chuchotements

La pièce de Daniel Keene, écrivain australien en vogue, inaugure un nouveau lieu, une salle miniature cachée au fond d’une impasse dont le nom est un souvenir de l’ancienne fabrique de boutons de nacre. On est ici dans une maison, une sorte de théâtre en appartement inversé. Intimité et partage sont les maîtres mots de cette aventure. Habib Naghmouchin, cet ancien du Théâtre du Soleil met en scène une petite forme, courte et tranchante comme la douleur. Une histoire de passion, de femme battue, de solitude et d’amitié, au bord de l’indicible exprimée avec des mots de peu. Corinne Jaber est une comédienne rare dont le visage incroyablement mobile s’éclaire fugitivement d’un sourire qui dit la souffrance et la pudeur et contraste avec la retenue silencieuse de Cécile Lehn.

Corinne Denailles

De
Daniel Keene

Traduction
Séverine Magois

Mise en scène
Habib Naghmouchin

Scénographie
Philippe Marioge

Décor
Jean-Paul Dewynter

Lumières
Paul Beaureilles

Costumes
Marie-Christine Franc

Régisseur / Assistanat mise en scène
Cédric Mérillon

Avec
Corine Jaber (Catherine)
Cécile Lehn (Irène)

Attachée de presse
Marie-Hélène Brian

Relation publique
Séverine Liebault
Graphisme
Jean Noviel