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Théâtre la Boutonnière

Road to Mecca d’Athol Fugard
Du 23 novembre 2007 au 18 janvier 2008

Un drame minimaliste, actuel et poignant écrit par l’auteur Sud-Africain Athol Fugard, scénariste du film "Mon nom est Tsotsi".

Miss Helen vit isolée dans un petit village d’Afrique du Sud, où son choix de vie et son oeuvre : sa " Mecque " (d’étranges sculptures qui peuplent son jardin), font l’objet d’incompréhensions et d’hostilités de la part de ses concitoyens. Perdant peu à peu ses capacités physiques, Helen est sur le point d’accepter la proposition du pasteur Marius, d’intégrer une maison de retraite, et ainsi de renoncer à son oeuvre et à sa liberté. Avant de céder, elle lance un dernier appel à son amie Elsa, jeune femme libre du Cap, afin qu’elle puisse à nouveau lui donner la force et le courage d’imposer son originalité...

S’inspirant des derniers événements de la vie d’Helen Martins, artiste sud-africaine, précurseur du concept d’art brut, le dramaturge Athol Fugard signe à travers " Road to Mecca " une oeuvre bouleversante, véritable éloge de la singularité.

Critiques

Critique Télérama
Petit lieu d’un charme fou Une petite bonne femme aux abords de la (...) - Lire tout

Petit lieu d’un charme fou

Une petite bonne femme aux abords de la vieillesse, bonne comme le pain, mais dénuée de personnalité. C’est du moins ainsi qu’apparaît Helen (Geneviève Mnich, époustouflante) quand une jeune amie à la silhouette aigüe vient lui rendre une visite éclair dans son village du bush, où elle vit depuis toujours.
Devenue sculptrice depuis la mort de son mari, elle est considérée par les gens des alentours comme démente. Le pasteur tente de la placer dans une maison de retraite. Après avoir accepté d’être reléguée à la non-existence, elle se rebiffe et explique que la fabrication de ces objets qui font si peur à ses voisins lui a permis de repousser les ténèbres qui l’envahissaient.
On ne peut que louer Habib Naghmouchin, propriétaire de la Boutonnière, petit lieu d’un charme fou, d’avoir sorti de l’ombre cet éloge de la singularité signé de l’un des plus grands noms de la littérature sud-africaine.

Joshka Schidlow

Critique Figaro
Une pièce passionnante On aime Athol Fugard, dramaturge d’Afrique du Sud né (...) - Lire tout

Une pièce passionnante

On aime Athol Fugard, dramaturge d’Afrique du Sud né en 1932, témoignant, par ses pièces de théâtre, de la spécificité d’une situation, en suivant les transformations. A chaque fois, l’auteur de Siswe Banzi est mort ou du Costumes (des mises en scène de Peter Brook) dépasse l’anecdote pour irradier jusqu’à l’universel.
Avec Road to Mecca - Pourquoi ce titre, tel quel ? - nous déouvrons une pièce particulièrement attachante, profonde, dans une traduction de Vincent Simon et Séverine Magois, gage de scrupuleuse fidélité et de belle langue, précise et théâtrale. Le metteur en scène, directeur de ce minuscule théâtre parisien qu’est La Boutonnière - qui se transforme en restaurant après les représentations -, Habib Naghmouchin s’appuie sur des comédiens de haut talent, Geneviève Mnich, Cécile Lehn, Eric Prigent.
Mais il donne à la fable une seule couleur, celle d’un certain réalisme, qlors qu’il y a plus dans cette aventure, qui est d’abord celle, justement, d’un rapport décalé au réel, celui d’Helen (la toujours bouleversante et ennemie de tout effet Geneviève Mnich). La scène est au coeur du bush africain. Helen est veuve. La "Mecque" est son Palais de facteur Cheval, son oeuvre, ce monstre que les habitants de la petite ville reculée dans laquelle elle a toujours vécu ne peuvent comprendre, pas même son ami le pasteur (Eric Prigent).
Personnage saturnien, profondément déprimée, cette artiste qui est aussi un coeur simple appelle au secours une jeune femme qui pourrait être sa fille, Elsa (Cécile Lehn), belle et libre, qui vit au Cap. C’est cette confrontation, avec, dérobée, l’oeuvre elle-même et sa dissolution et la perspective de l’asile pour Helen. Les deux comédiennes parviennent à se hisser haut, loin des tréteaux prosaïques. Le personnage du pasteur un peu moins. Mais la force de la pièce illumine et touche.

Armelle Heliot

Critique Pariscope
Une fois encore la Boutonnière nous régale d’une très belle création Dans son (...) - Lire tout

Une fois encore la Boutonnière nous régale d’une très belle création

Dans son théâtre haut perché, le metteur en scène Habib Naghmouchin a choisi de monter une pièce très touchante signée Athol Fugard. L’auteur nous plonge en Afrique du Sud, au cœur de la vie d’Helen, une « Afrikaner » d’âge respectable, qui vit dans un village isolé du Bush. Depuis la mort de son mari, elle s’est découverte une passion pour la sculpture.
Mais son art dérange les notables du village. Sentant qu’on cherche à l’écarter, elle appelle au secours Elsa, jeune femme de Cape Town libre d’esprit... « Road to Mecca », c’est son cri de souffrance et une leçon d’amitié, un moment de noir et de lumineuse espérance. Une pièce pleine d’humanité, qui nous nous invite à réfléchir. Car l’auteur, habile, aborde au passage des sujets délicats tels que l’ouverture d’esprit, la manipulation, le rapport à la vieillesse, à la mort… Le texte, pourtant sobre, est d’une grande intensité.
Mais il n’aurait pas un tel éclat sans ces choix de mise en scène, de scénographie et d’interprétation. Geneviève Mnich est magnifique dans le rôle d’Helen. Avec elle, on entre de plein pied dans le sentiment, dans l’émotion, en toute simplicité. A ses côtés, Cécile Lehn incarne une Elsa généreuse et déterminée, pleine d’énergie. Enfin Eric Prigent, alias le pasteur, joue un homme secret, placide. Des nuances qui siéent bien au rôle.

Lise de Rocquigny

Critique Nouvel Obs
Beaucoup d’émotions Le Sud-Africain Athol Fugard a, jusqu’à son abolition, (...) - Lire tout

Beaucoup d’émotions

Le Sud-Africain Athol Fugard a, jusqu’à son abolition, consacré plusieurs pièces à l’apartheid. Pas toutes cependant. Celle-ci fut inspirée par sa compatriote Helen Martins, une sculptrice qui se lança dans l’art brut après son veuvage, eut toute sa vie à essuyer les quolibets des voisins, mais fut, après son suicide en 1976, reconnue comme Gaudi ou le Facteur Cheval de son pays.
Dirigé par Habib Naghmouchin, Geneviève Mnich, Cécile Lehn et Eric Prigent apportent ici beaucoup d’émotion.

Critique Le Parisien
Tout cela est fascinant "Road to Mecca" est une pièce étrange, jouée dans un (...) - Lire tout

Tout cela est fascinant

"Road to Mecca" est une pièce étrange, jouée dans un théâtre étonnant, à l’enseigne de la Boutonnière, auquel on accède par un escalier qui a tout de l’échelle coupée. Une fois arrivé dans la salle, on se retrouve en Afrique du Sud, dans la maison d’une vieille dame qui vit solitaire à l’écart de la communauté villageoise. Elle a fait appel à une jeune amie pour mieux résister à l’insistance du pasteur qui, en accord avec les notables du coin, la presse de s’inscrire à sa maison de retraite. Le pasteur parle raison mais ses raisons ne sont peut-être pas totalement désintéressées. Quoi qu’il en soit, la vieille dame veut rester chez elle et continuer à faire des sculptures qui peur aux gens du cru. Tanpis si on la tient pour folle. D’où lui viennent donc cette volonté, cet esprit d’indépendance et cette philosophie de la vie qui étonnent et détonnent ici ?
Sans doute d’un voyage, peut-être même d’un pèlerinage au Moyen-Orient, plus précisément à La Mecque...Tout cela est assez fascinant et Geneviève Mnich est émouvante à souhait.

André Lafargue

Critique Valeurs Actuelles
La majorité des pièces du Sud-Africain Athol Fugard traite de l’apartheid. Pas (...) - Lire tout

La majorité des pièces du Sud-Africain Athol Fugard traite de l’apartheid. Pas celle-ci, que l’histoire vraie de Helen Martins lui a inspirée. A la mort de son mari, cette habitante du village de Nieu-Bethesda se lança dans la sculpture. Ses voisins supportèrent mal de voir sa maison ornée de morceaux de verre bariolés et son jardin peuplé d’étranges créatures de ciment. On voulut l’expulser. Ce n’est qu’après son suicide, en 1976, que l’œuvre fut reconnue. Geneviève Mnich, Cécile Lehn et Eric Prigent racontent, dans cette petite salle du XIème arrondissement, le destin du Facteur Cheval du Karoo. Le spectacle fini, la cuisine, n’est plus un décor, on peut se restaurer sur place.

J. N

De
Athol Fugard

Traduction
Séverine Magois, Vincent Simon

Mise en scène
Habib Naghmouchin

Décor
Jean-Paul Dewynter

Lumières
Christian Pinaud

Costumes
Marie-Christine Franc

Régisseur/ assistanat mise en scène
Cédric Mérillon

Avec
Geneviève Mnich (Miss Helen)
Cécile Lehn (Elsa)
Eric Prigent (Le Pasteur)

Attachée de presse
Marie-Hélène Brian

Relation publique
Séverine Liebault

Attachés de communication
Julien Barazer, Frédéric Chevreux

Administration
Renaud Mesini