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Théâtre la Boutonnière

Sans Témoin, inspiré de la pièce "Conversation sans témoin" de Sofia Prokovieva
Du 08 novembre au 19 décembre 2012 Du mardi au Samedi à 20h00

Point de matin, ni de jour, ni de soir. Point de soleil ou de pluie. Uniquement un homme et une femme, qui se donnent la réplique dans un petit appartement. Pas de personnages annexes, pas de voisins, aucune ambiance d’immeuble qui viendrait perturber le dispositif. Seulement une situation avec deux personnages qui se sont aimés et qui sont aujourd’hui antagonistes. Et c’est troublant.

Il y a eu du bonheur, de l’amour et ils se sont rêvés meilleur. L’homme a choisi le compromis, celui de son ascension sociale.

Un récit didactique porté par deux acteurs. Un voyage à but précis : mettre sous la loupe la complexité des relations humaines.

Porté par cette pièce, Nikita Mikhalkov réalisera en 1979 son film “Sans Témoin”.

“Chaque homme a en lui une musique secrète qui lui est propre. C’est la musique de sa singularité, de son « moi » profond. Quand la musique produite par l’attitude extérieure de l’homme est en désaccord avec sa musique intérieure, l’homme ne peut pas être heureux”. Extrait

Critiques

Avis du public sur Billet Réduc.com
Formidable ! - 9/10 Acteurs remarquables, mise en scène sobre et efficace (...) - Lire tout


Formidable ! - 9/10
Acteurs remarquables, mise en scène sobre et efficace et surtout un texte formidable, dense, fort et émouvant. une merveilleuse découverte ! et puis l’accueil et l’atmosphère de ce théâtre valent à eux seuls le déplacement.

Bon spectacle - 7/10
L’heure du bilan est arrivée pour ce couple déjà inexorablement déchiré : c’est fort, violent, poignant, justement interprété, mais le retour en arrière n’est pas possible. On a surtout du mal pour le personnage masculin plus fragile et meurtri de s’être trompé et d’être passé à côté du bonheur qu’il est prêt au pire pour tout refaire basculer une nouvelle fois, sans y parvenir.

Affrontement de couple - 8/10
Il faut le reconnaitre, le théâtre contemporain russe est passé maître dans la présentation du quotidien. ici c’est l’affrontement d’un couple qui se déchire entre violence et boisson, entre désillusion et désespoir... le théâtre vérité peut se révéler difficile à regarder, quand, comme ici, il est interprété avec talent.

Excellent jeu d’acteurs - 10/10
En toute subtilite. joli theatre très sympathique. nous étions 3 amies et avons toutes les trois adoré. bravo à cette jeune équipe pour un theatre de qualite.

Excellente pièce - 10/10
De très bons acteurs, un théatre surprenant, une mise en scène originale, une histoire à la fois bouleversante et cruelle.

A découvrir sans hésiter - 8/10
Surprenant, en effet, car le sujet exposé laissait vagabonder notre "imaginaire". mais très vite le ton était donné (les cris également de "l’ex mari" !) : une adaptation rapide du spectateur devait s’imposer pour ma part, mais je fus subjuguée rapidement par l’interprétation des deux grands comédiens dramaturges et je rentrais dans leur jeu... bravo les artistes et bravo au scénariste qui nous a fait découvrir cette jolie pièce de s. prokofieva dans un décor insolite mais des plus agréables. bravo au théâtre la boutonnière que je découvrais avec son bar ouvert pour discuter avec les artistes.

Critique Théâtrothèque.com
Escale en terre slave avec la pièce de Sofia Prokofieva Sans témoin. Texte (...) - Lire tout

Escale en terre slave avec la pièce de Sofia Prokofieva Sans témoin. Texte porté au cinéma en 1979 par Nikita Mikhalkov et dans la distribution, Mikhaïl Oulianov et Irina Kouptchenko pour principaux acteurs.

Paris. Vendredi 16 novembre 2012. La météo locale rime avec hiver. Un vent froid s’engouffre dans les escaliers de la station de métro Voltaire. En surface, les gens, cols relevés et bonnets tirés jusqu’à plus maille, allongent le pas. Il n’est pas difficile de lire l’expression des larmes dans les yeux réclamant un peu de chaleur. Rue Popincourt, peu de monde. Derrière les fenêtres donnant sur rue, les rideaux calfeutrent l’accouplement intime de la nuit et du froid.

Rendez-vous est donné au n°25 de la même rue. Sur la grille d’entrée, se devine un panneau affichant Théâtre de la Boutonnière. Bref dédale dans une allée pavée séparant deux rangées de maisons et d’immeubles d’une autre époque. Au bout à gauche, une porte s’ouvre sur un intérieur cosy. Deux jeunes filles en sortent et s’activent à l’extérieur dans le montage d’une table en bois surmontée d’un parasol imposant. D’un geste assuré, elles disposent carnet à souche et flyers sur la table et affichent spontanément l’expression de leur joie de vivre. Il est 19h45 et le côté anecdotique de la situation mérite d’être porté noir sur blanc. C’est Paris.

Bienvenue au Théâtre de la Boutonnière. Ancienne fabrique de boutons de nâcre, située à deux bottes de ce lieu, La Bastille. Cet endroit insolite ne vient pas s’ajouter à la longue liste des salles de spectacle de la Capitale. Habib Naghmouchin l’a pensé profondément axé sur l’humain et la liberté d’expression. Le Groupe de créations théâtrales y a installé son quartier d’hiver en été. Il suffit d’allumer l’interrupteur sous le porche pour comprendre qu’ici, le sens du mot théâtre ne se limite pas à sept lettres.

Un escalier débouche sur une pièce distribuant des dimensions généreuses du plateau aux rangées de banquettes surélevées et confortables. La proximité scène-public ne déloge pas au concept voulu par son fondateur éponyme, un personnage à l’apparence atypique qui inspire respect et mystère, confiance et exigence. D’avouer qu’il s’entoure de personnes des plus attachantes et de leur présence, l’ambiance s’agrémente de rires et de complicité.

Connaissez-vous un théâtre à Paris qui propose de dîner avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation en le lieu même ? Habib Naghmouchin propose, les gens disposent. Le Théâtre de la Boutonnière est une prose.

Parlons de l’adaptation de la pièce de Sofia Prokofieva mise en par Habib Naghmouchin. La scénographie, l’expression de la sobriété représentée par les éléments composant le décor. Une table en formica, deux chaises du même placage, un fauteuil en simili cuir, un lampadaire articulé d’un coup de girafe. Somme toute, l’intérieur d’un modeste appartement cloisonné par les silences d’une existence morne et dérangée par les chuchotements de la bouilloire. A l’extérieur, le passage des trains alterne avec le va-et-vient de l’ascenseur. La femme vit de peu, les souvenirs ont sculpté des failles dans sa solitude bousculée par l’écoute de quelques airs de musique classique. Le temps suspend son vol, mais pas les regrets. Son ex-compagnon rentre dans l’appartement comme s’il n’avait jamais quitté l’endroit. Sa présence manifeste indifférence et défiance. Que vient-il chercher ou rechercher ?

La narration s’écoute sombre et articulée d’images renvoyant à un passé douloureux. Une vie partagée entre deux personnages simples et filés dans le sens de l’ourlet. Il n’y a pas de place pour un once de bonheur, exceptés les arrêts sur écran projetés sur le mur de la cuisine. Croira qui voudra que les rigueurs de l’existence s’effacent dès la tombée des premières neiges, in situ. L’austérité se détache comme pour accentuer par opposition les travers de l’homme se confondant dans la mécanique de l’amour qui fut leur au début de leur histoire. Le désaccord se définit au pluriel car aucun sujet de conversation ne prête à l’entente. La profondeur des relations se perçoit dans les silences provoqués, dans les crises de nerfs, dans la violence des propos. La complexité des rapports est subtilement interprétée par Cécile Lehn et Rodolphe Poulain. Les regards prolongent l’intimité blessée d’une relation passionnée et troublée par le reflet du doute et de la méfiance dans le miroir de leur inconscience. Leurs jours sont devenus des nuits et l’inverse avéré dès la déviance des sentiments.

L’étrangeté du texte n’est pas sans rappeler certaines pièces de Harold Pinter. La plume strangule les émotions vives car la notion de bonheur n’a pas le droit de citer. La mise en scène de Habib Naghmouchin diffuse en un même lieu l’interrogation de la trinité amoureuse entre l’homme, la femme et l’enfant physiquement absent et maternellement oppressant. Pièce jouée à deux comédiens, le public prête serment d’écouter le verbe déclencheur d’algorithmes sentimentaux où les méandres de la vie se lacent et s’entrelacent à l’infini.

Sans témoin, une pièce à découvrir absolument au Théâtre de la Boutonnière.
Philippe DELHUMEAU

source

Critique Froggy’s delight
Récit à deux voix d’après une pièce de Sofia Prokofieva, mise en scène de Habib (...) - Lire tout

Récit à deux voix d’après une pièce de Sofia Prokofieva, mise en scène de Habib Naghmouchin, avec Cécile Lehn et Rodolphe Poulain.

Le Théâtre de la Boutonnière, lieu essentiel de création et de recherche théâtrales, propose de nouveau un spectacle qui attire toute l’attention.

En Russie, à l’époque contemporaine. Mais ce pourrait être ailleurs. Un homme et une femme se déchirent. Ils se sont séparés, tout en sachant que cela ne soigne rien. Un enfant les relie, absent.

Des images du passé, de l’harmonie, de la bonne volonté, du génie à être ensemble, courent sur les murs, incongrues , bouleversantes, comme traversant un rêve.

Sur ce thème éternel de l’Après-Eden traité par Sofia Prokofieva, Habib Naghmouchin a imaginé une mise en scène intimiste qui rappelle souvent l’univers de Bergman, mais avec une violence sortie, saccadée, pulsionnelle, provoquée par l’alcool fléau.

Deux comédiens exceptionnels, investis, incarnés, portent à bout de bras le texte fort de ce texte. Cécile Lehn, femme puissante dans un corps frêle, tient tête, émue encore par cet homme qui l’a aimée, à la dérive, mais le lien est rompu et son sexe ne raccommode que le tissu. Elle ne cédera rien, Carmen du fleuve Amour.

En face d’elle, Rodolphe Poulain, beau jeune homme enfermé dans l’armure de la maturité, empâté par la vodka et le ruminement, enfant, mâle, essaye de survivre face à cette vague géante et le coup part, comme le chien mord, par peur. Magnifique exposition du comédien, bravant le péril.

Ces deux-là menacent de s’ébouillanter, de s’étrangler, de s’estourbir toutes lumières éteintes. Ces deux-là refont les gestes du crime absolu : la fin de l’amour, acceptée dans la résignation et le faux sentiment de libération. Nul n’ a raison. Qui a commencé à trahir ? Qui a aimé le plus ? Qui accepte la mort ?

Moment de richesse et de dons, de plongée dans sa vie propre, "Sans témoin" atteint et dénoue, acte de théâtre vrai.

Christian-Luc Morel
[source->http://www.froggydelight.com/article-12663-3-Sans_temoin.html]

Critique theatrauteurs.com
Elle et Lui, ce que jadis on nommait un couple ... Ils vivent séparés (...) - Lire tout

- Elle et Lui, ce que jadis on nommait un couple ...

Ils vivent séparés depuis un bon nombre d’années (elle avouera l’avoir attendu (espéré) pendant 9 ans. Parfois il arrive, presque sur la pointe des pieds, du reste il a conservé une clé. Pour meubler sa solitude, elle écoute un concert de musique classique, très fort - scandant la mesure comme si elle conduisait l’orchestre et brusquement, il est là.
Apparemment, il vient toujours sans prévenir avec pour prétexte son fils à voir mais ce dernier est sorti. Les reproches sont embusqués au détour des phrases, En début de spectacle, un texte a défilé sur le mur, celui d’une lettre qui visiblement a eu une importance primordiale sur les événements ... L’un et l’autre se lancent dans des apartés qui sont autant de rancoeurs. Des scènes de la vie passée viendront illustrer le propos en des projections symbolisant les souvenirs ineffaçables.
Attitude ou désarroi,(les deux peut-être ?) mais il boit trop et l’alcool aidant, l’humeur devient belliqueuse. Alors qu’une amorce de dîner aux chandelles (avec une seule bougie) laissait présager un début d’entente, ils vont rapidement en venir aux mains. Elle manquera même de l’ébouillanter !
" Sans témoin " (ô ironie !) dans la salle, certains se reconnaissent à quelques variantes près. D’autres peut-être, se sentent un peu voyeurs mais curiosité aidant, n’en adhèrent pas moins, d’autant que les deux comédiens sont parfaits.

Simone Alexandre
[sources->http://www.theatrauteurs.com]

Critique SNES
Elle est seule dans son appartement et vaque à de rares occupations, appuyer (...) - Lire tout

Elle est seule dans son appartement et vaque à de rares occupations, appuyer sur le bouton de la bouilloire électrique pour la préparation du thé, mettre un disque de musique classique, s’installer dans le fauteuil sous le lampadaire.

Son adolescent de fils est sorti. Elle est inquiète car la dernière fois, elle a remarqué qu’au retour il sentait l’alcool.

La musique l’empêche d’entendre que quelqu’un est entré qui, sur un coup de sifflet, lui manifeste bruyamment sa présence.

Cela faisait des mois qu’il ne s’était pas manifesté. Elle croyait l’histoire entre eux définitivement terminée. Se souvenait-elle seulement qu’il possédait encore une clé de l’appartement ?

Elle a élevé l’enfant. Lui a rencontré une autre femme dont la famille influente lui a permis de monter dans l’échelle sociale, de publier le fruit de ses recherches scientifiques.

Mais est-il aussi heureux qu’il le prétend ? Aurait-il oublié que l’enfant que la femme a élevé seule est le sien ?
A la fois inspirée de la pièce de Svetlana Prokofieva et du film qu’en avait tiré Nikita Mikhalkov en 1979, l’adaptation de Habib Naghouchin, très épurée se réduit aux deux seuls personnages de l’homme et de la femme, dans le décor dépouillé d’un appartement modeste, sans chaleur, dont le seul luxe semble être les lumières produites par quatre lampadaires et un néon mural.

Les longues années que l’homme et la femme ont passées ensemble ici même sont profondément inscrites dans leurs mémoires et il s’en faudrait de peu pour que les sentiments d’autrefois resurgissent.

Mais il est menteur quand il dit qu’il est maintenant un homme heureux. Et elle agit avec la prudence de la sagesse quand l’émotion la saisit.

La vérité finit par poindre son nez. Elle n’est pas la mère de l’enfant qu’elle élève. Il est à lui mais il a tenu cette paternité secrète quand il a rencontré l’autre femme, faute de quoi, sans doute, ne lui aurait-on pas permis de réussir dans la Recherche.

Est-il trop tard pour revenir sur la vérité, sur les mensonges, sur les silences, sur ce qu’il reste des sentiments d’autrefois ?

Dans quelques instants, l’enfant va rentrer…

La nouvelle mise en scène de Habib Naghouchin est porté par deux comédiens formidables, dans la délicatesse, dans la force retenue des sentiments et pour décrire cette sorte de no mans’land, de périmètre feutré que sont les anciens sentiments quand ils reviennent à la surface.

Elle, fine, élégante, pathétique. Lui aussi costaud et grande gueule qu’il est fragile. Tous deux donnant avec la délicatesse et la cruauté de ceux qui sont devenus étrangers. Lui et elle pourtant si proches quand les gestes d’autrefois les trahissent, quand le lieu leur redevient familier, le seul sans doute qu’ils n’auront jamais habité, et n’habiteront jamais.

Il ne faut pas laisser passer " Sans témoin", ce spectacle tout en demi-teinte, cette histoire à la fois simple et complexe, ce mélange de sentiments et d’émotions où chacun peut reconnaître ses propres lâchetés et cette frontière infranchissable que tisse le temps entre ceux qui ont pourtant été si proches.

Francis Dubois
sources

Mise en scène
Habib Naghmouchin

Décor
Jean-Paul Dewynter

Lumières
Paul Beaureilles

Montage vidéo
Hugo Rousselin

Régie Image / Son
Diana Iliescu

Assistanat / Régie
Emilie Pinédo

Graphisme
Julien Zamboni

Attachée de Presse
Elodie Kugelmann

Avec
Cécile Lehn
Rodolphe Poulain

Poursuivez la soirée

Après le spectacle, vous pourrez partager votre dîner avec le metteur en scène et les acteurs. Chaque soir, sur réservation, l’équipe de La Boutonnière vous propose de bons petits plats amoureusement préparés. Ce sera l’occasion de partager vos émotions de spectateurs avec l’ensemble de l’équipe artistique.
 Une soirée inoubliable ! A ne manquer sous aucun prétexte.